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A Fragment of Our Purpose

私の作品は、救いを与えるものではない。救いを求める衝動そのものを観察するためのものである。

人間は苦しむとき、しばしば物語、固定された意味、承認、あるいは自己憐憫へ向かう。しかし私が関心を持つのは、苦を美化することではなく、苦がどのように発生し、どのように維持されるのかを見つめることである。

私は、初期仏教的な態度を参照しながら、超常的な救済ではなく、苦の発生条件を観察し、それを解体するための現実的な認識に関心を持っている。理性、感情、欲望、執着、記憶、身体感覚がどのように結びつき、ひとつの苦を形成するのか。その構造を見つめることが、私の作品の第一の軸である。

第二の軸は、芸術作品による覚醒的体験である。芸術作品は、単なる視覚的な美しさではない。思想、感情、記憶、知覚、身体感覚、時間感覚を非言語的に圧縮した媒体である。像、音、質感、構造、引用、配置、時間の流れは、鑑賞者の内部で解読され、再展開される。その瞬間、作品は情報ではなく体験になる。

現代では、コンテンツ、思想、イメージ、言葉が過剰に流通し、あらゆるものが即時的な刺激として消費されている。その結果、私たちはより速く、より強く、より反射的な刺激へ引き寄せられていく。しかし刺激の蓄積は、必ずしも平穏な心をもたらさない。

私は、芸術作品にまだ残されている可能性を信じている。摂取するには時間がかかり、読み解くには集中を必要とし、すぐには消費できないもの。だからこそ芸術は、単なる刺激ではなく、認識の変化を引き起こす体験になりうる。

私の作品は、苦を糧にして生きるためのものではない。苦が発生する構造を見つめ、それを超えて、世界をより深く、より明晰に、より平穏に楽しむための覚醒装置である。

My works are not made to offer salvation. They are made to observe the very impulse that seeks salvation.

When human beings suffer, they often turn to stories, fixed meanings, approval, or self-pity. But what interests me is not the beautification of suffering. It is looking at how suffering arises and how it is maintained.

While referring to the attitude of early Buddhism, I am interested not in supernatural redemption, but in a realistic form of recognition that observes the conditions from which suffering arises and dismantles them. How do reason, emotion, desire, attachment, memory, and bodily sensation bind together to form a single suffering? Looking at that structure is the first axis of my work.

The second axis is the awakening experience created by works of art. An artwork is not merely visual beauty. It is a medium that nonverbally compresses thought, emotion, memory, perception, bodily sensation, and the sense of time. Image, sound, texture, structure, quotation, placement, and the flow of time are decoded and unfolded again inside the viewer. In that moment, the work becomes not information, but experience.

In the contemporary world, content, ideas, images, and words circulate in excess, and everything is consumed as immediate stimulation. As a result, we are drawn toward faster, stronger, and more reflexive stimuli. Yet the accumulation of stimulation does not necessarily bring a peaceful mind.

I believe in the possibility that still remains within works of art. Things that take time to absorb, require concentration to decipher, and cannot be consumed immediately. For that reason, art can become not mere stimulation, but an experience that causes a change in recognition.

My works are not made to live by feeding on suffering. They are awakening devices for looking at the structure from which suffering arises, going beyond it, and enjoying the world more deeply, more clearly, and more peacefully.

Mes œuvres ne sont pas faites pour offrir le salut. Elles sont faites pour observer l'élan même qui cherche le salut.

Lorsque l'être humain souffre, il se tourne souvent vers les histoires, des sens fixes, la reconnaissance ou l'apitoiement sur soi. Mais ce qui m'intéresse n'est pas d'embellir la souffrance. C'est d'observer comment elle apparaît et comment elle se maintient.

En me référant à l'attitude du bouddhisme primitif, je m'intéresse non pas à une rédemption surnaturelle, mais à une reconnaissance réaliste qui observe les conditions d'apparition de la souffrance et les démantèle. Comment la raison, l'émotion, le désir, l'attachement, la mémoire et les sensations corporelles se lient-ils pour former une souffrance unique ? Observer cette structure est le premier axe de mon travail.

Le second axe est l'expérience d'éveil produite par l'œuvre d'art. Une œuvre d'art n'est pas simplement une beauté visuelle. C'est un médium qui compresse non verbalement la pensée, l'émotion, la mémoire, la perception, les sensations corporelles et le sentiment du temps. L'image, le son, la texture, la structure, la citation, la disposition et le flux du temps sont décodés puis redéployés à l'intérieur du spectateur. À cet instant, l'œuvre devient non pas une information, mais une expérience.

Dans le monde contemporain, les contenus, les idées, les images et les mots circulent en excès, et toute chose est consommée comme une stimulation immédiate. En conséquence, nous sommes attirés vers des stimuli plus rapides, plus forts et plus réflexes. Pourtant, l'accumulation des stimulations n'apporte pas nécessairement un esprit paisible.

Je crois en la possibilité qui demeure encore dans les œuvres d'art. Des choses qui demandent du temps pour être absorbées, de la concentration pour être déchiffrées, et qui ne peuvent pas être consommées immédiatement. C'est précisément pour cela que l'art peut devenir non pas une simple stimulation, mais une expérience qui provoque un changement de reconnaissance.

Mes œuvres ne sont pas faites pour vivre en se nourrissant de la souffrance. Ce sont des dispositifs d'éveil pour observer la structure d'où surgit la souffrance, la dépasser, et jouir du monde plus profondément, plus lucidement et plus paisiblement.